Du code, du communisme

Putain d'ultraportables de merde

Ils sont beaux, ils sont fins et ils ne pèsent rien. Nomades que nous sommes, nous avons craqué l’été dernier: un magnifique Samsung 9 series et un Mac book air. Super écrans, claviers pratiques, petits chargeurs, disques SSD mega rapides. Ca se sort du sac en 2 secondes, ça boot en moins de 10.

8 mois

C’est le temps qu’il aura fallu pour que le Samsung à 1500 euros ne charge plus. Quand on est a what mille bornes de chez soi et que son activité dépend de l’informatique, ça fait mal. Fort heureusement, chez Sam et Max, on fait des backups, on utilise massivement Git et des remotes éparpillés. On ne le dira jamais assez, le backup, c’est important.
Normalement, c’est là le moment où votre collègue se fout de votre gueule, en vous disant que si vous aviez eu un mac, vous auriez pu trouver un chargeur de rechange au lieu de demander à un pote d’en ramener un à 100 euros de Singapour.

Montage d'un ultraportable Samsung serie 9 avec une brique
Nouvelle matière composite pour fabriquer des cloisons hautes technologies

C’est aussi le moment où vous parcourez craigslist pour acheter un vieux HP tout pourri sans carte Wifi à un expat italien suspect pour pouvoir continuer à gagner votre vie. Merci Lubuntu. Notez que cette grosse bouse antédiluvienne acquise pour 75 euros, elle, marche toujours depuis sa sortie d’usine à côté du walkman et de la megadrive.
Le truc, c’est que ce n’était pas le chargeur. GO TO SAV.

9 mois

C’est le temps qu’il aura fallu à la touche shift du Mac pour décider que les majuscules, c’étaient trop cool pour écrire quoi que ce soit d’autres. Et Unix est case sensitive.
C’est aussi le moment où le collègue au Samsung se venge allègrement des réflexions précédentes à l’égard de son ordinateur, puisque les deux machines ont approximativement le même prix.

Mac book air avec un problème de caps lock
Le message tient bel et bien dans une simple enveloppe

Aucune solution logicielle ne résout le problème, un clavier USB à 2500 baht doit servir de béquille. GO TO SAV.

250 euros et une dizaine d’heures

C’est ce qu’aura coûté la gestion du problème du Samsung: trouver une alternative, acheter le chargeur, envoyer l’ordi en SAV (épicentre de la compétence). Qui ne va pas revenir avant un mois ou deux.

Raz le bol de l’obsolescence programmée

Depuis la destruction de mon dernier téléphone hi-tech, j’utilise un vieux téléphone à touches. Pas d’internet ou de GPS, mais il dure, et sa batterie aussi.
J’adore les gadgets. Je ne pense pas racheter un smartphone.
Le jour où le bénéfice d’avoir un ordinateur dernier cri sera inférieur aux problèmes qu’ils soulèvent, je ferai pareil pour ma machine. Pour l’instant ce n’est pas le cas, et on est un peu à la merci des fabricants. Mais ça se profile de plus en plus vite. Déjà j’ai décidé de ne pas acheter de tablette. Max n’a pas l’air intéressé non plus.
A nous prendre pour des cons, voilà ce que les constructeurs vont gagner. Et j’ai de la mémoire pour ces trucs, je boycotte des marques depuis 10 ans.
Mais surtout, Max et moi sommes, comme tous les geeks, les références à qui notre entourage non techos demande des conseils pour l’achat de leurs produits. Pas les vendeurs. Pas les pubs. Nous. Et on s’assure que le message passe.
Rappel: le billet de banque est le seul bulletin de vote qui est toujours pris en compte.